ILS NE POURRONT PAS DIRE QU’ILS NE SAVAIENT PAS, par François Leclerc

Billet invité.

« L’Égée est remplie de cadavres de migrants – Européens, assassins des peuples ». Alexis Tsipras et Martin Schulz, président du Parlement européen, ont été ce matin accueillis à Lesbos par cette banderole tendue sur la façade de la mairie, qui a été investie par des réfugiés. Dans le camp de Moria où ils sont enregistrés, des réfugiés avaient pour les accueillir endossé des gilets de sauvetage, devenus le symbole de leur traversée de la mer Egée, et brandissaient des pancartes : « ouvrez les barrières ! plus d’autres noyades ! ». Deux nouvelles noyades d’enfants au large … Lire la suite

DES ASSOUPLISSEMENTS POUR LA GRÈCE ? par François Leclerc

Billet invité.

En attendant l’avènement au Portugal d’un gouvernement de gauche toujours dans les limbes, puis la tenue le 20 décembre des élections espagnoles sur fond d’indépendantisme catalan qui les perturbe, la Grèce fait à nouveau parler d’elle. Faut-il y voir confirmation d’une nouvelle donne qui pourrait s’esquisser, la crise des réfugiés prenant le dessus, tandis que Matteo Renzi roule pour lui en Italie ?

ILS N’Y ARRIVENT PAS ! par François Leclerc

Billet invité.

« On va y arriver ! » est depuis quelques jours le leitmotiv d’Angela Merkel, repris par Jean-Claude Juncker, comme s’ils voulaient s’en convaincre. Mais ils n’y arrivent pas. Le sommet des 11 pays de la Route des Balkans a péniblement débouché dans la nuit de dimanche à lundi sur dix-sept modestes mesures présentées par Jean-Claude Juncker, ainsi que sur la création de « capacités d’accueil » de 100.000 personnes dans les Balkans, dont 50.000 en Grèce, puisqu’il fallait comme d’habitude annoncer des chiffres ronflants. C’est « une première étape pour une meilleure gestion des flux [des réfugiés]» … Lire la suite

L’APPEL D’AIR DONT LE DANGER LES TÉTANISE, par François Leclerc

Billet invité.

La Route des Balkans n’a rien d’une promenade de santé pour les dizaines de milliers de réfugiés qui continuent de l’emprunter, conduisant Jean-Claude Juncker a évoquer le « long cortège de réfugiés qui rappelle les images de la deuxième guerre » pour s’en attrister. Depuis janvier, plus de 500.000 d’entre eux sont parvenus en Grèce, constituant la très grande majorité des 640.000 entrées dans l’ensemble de l’Union européenne. Et ce n’est pas fini.